« L’autisme « Grande Cause Nationale 2012 « 

Communiqué de Presse

 

 

Janvier 2012, le mur de l’autisme en France commence à tomber

 

« L’autisme « Grande Cause Nationale 2012 « 

Ce label va permettre d’informer sur ce handicap.

Cette information est indispensable : une enquête d’opinion en 2010 a révélé que 65 % du grand public et 60% des médecins ne savaient pas clairement ce qu’est l’autisme.

Il touche pourtant 6 000 naissances par an et près de 600 000 personnes en France dont la plupart ne sont pas diagnostiquées.

Le bilan du Plan Autisme 2008-2010 fait par Valérie Létard (rapport remis au Ministre des Affaires Sociales le 11 janvier 2012)

C’est la première fois qu’un représentant de l’Etat décrit le « parcours du combattant » que vit la majorité des parents avec ce « nourrisson qui ne regarde pas, ne réagit pas…comme tous les autres…l’information traquée sur internet…le diagnostic qui tarde à être posé, la liste d’attente pendant des mois, pour finir parfois par une prise en charge en structure psychiatrique qui ne correspond pas aux besoins de l’enfant, la recherche éperdue d’une solution alternative, le départ en Belgique…les tensions familiales et l’épuisement physique ».

Valérie Létard affirme « voilà ce que vivent aujourd’hui trop de familles en France et ce qui doit cesser ».

En ce qui concerne le bilan du Plan elle souligne une avancée essentielle, l’élaboration par la Haute Autorité de Santé d’un corpus de connaissances et de recommandations en accord avec le consensus international mais elle reconnaît que 17 mesures sur 30 du plan sont restées en panne, que la France manque cruellement de places d’accueil et que la moitié des places crées ne le sont que de manière administrative.

Enfin elle observe que « l’opposition entre des conceptions de nature essentiellement psychanalytique portées par une large proportion des psychiatres et la demande pressante exprimée par les associations de familles d’un recours aux approches éducatives n’est pas encore surmontée ».

80 Députés ont constitué un groupe d’étude de l’autisme qui a organisé, avec le Collectif des Associations de parents, la première journée parlementaire sur l’autisme le 12 janvier 2012 :

En introduction le président du groupe parlementaire Daniel Fasquelle a déclaré « la France est enfin en train de tourner la page de la psychanalyse et il est grand temps de faire de la recherche dans la génétique et la neurologie ». « Je pèse mes mots il faut briser le mur du silence et de l’ignorance ».

Les tables rondes auxquelles ont participé parents, députés, chercheurs et Ministres (Roselyne Bachelot, Marie-Anne Montchamp) ont constaté :

  1. Un retard majeur de l’intégration des personnes autistes dans la société française.
  2. Un retard de notre recherche dû « à la mauvaise définition de l’autisme proposée par la psychanalyse et qui a trop perduré ».

Le Ministre Marie-Anne Montchamp a dit : « le gouvernement a voulu tourner le dos aux postures dogmatiques qui ont nui à la prise en charge de l’autisme » à propos des origines neurologiques « nous savons bien désormais…l’obstination est une faute collective » « plus jamais ça !…ceux qui s’emprisonneraient dans leur chapelle seront coupables ».

  1. Une table ronde spécifique a abordé le redéploiement nécessaire à un bon financement de l’autisme.

Marie-Anne Montchamp : « il est déterminant de mettre en lumière le coût de non qualité associé encore dans notre pays à l’accompagnement de l’autisme ».

Roselyne Bachelot fait référence au redéploiement des budgets vers les structures médico-sociales.

Claude EVIN affirme « la nécessité de réorientation des budgets vers des accueils de qualité, la nécessité d’un pilotage et d’une coopération prioritaire avec les parents porteurs de connaissance, d’innovation et d’efficacité » Daniel Fasquelle conclut « La France dépense beaucoup d’argent mais le dépense mal. Plus de 60% des hospitalisations de plus de 30 jours en hôpital psychiatrique concernent les personnes autistes, c’est dramatique. Il faut placer les moyens là où ils sont judicieux ».

Madame Bachelot déclare que « les traitements qui n’ont pas fait leurs preuves ou portent atteinte à la dignité doivent être interdits. C’est au ministre de la santé de prononcer l’interdiction du packing et elle le lui demande ».

Daniel Fasquelle conclut : « il faut se mobiliser et retrousser ses manches la France est passée de la préhistoire au Moyen Age et doit maintenant rejoindre son temps ».

Le 12 octobre 2011 le président de l’assemblée Nationale a saisi le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) sur le sujet de l’Autisme suite à une pétition citoyenne lancée par le collectif des parents pour évaluer la situation économique de sa prise en charge.

Le président de l’assemblée Nationale insiste sur « la nécessité de trouver des pistes de financement adapté et sur le redéploiement des financements actuels. »

Mr DELAVOYE président du CESE affirme : « il faut mettre à mal une série d’hypocrisies : nous avons le réflexe de préserver nos structures existantes ».

L’avis du CESE sur ce grave problème, considéré par les parents comme un nouveau scandale de Santé Publique, sera rendu lors du deuxième semestre 2012.

 2012 en Limousin doit être l’année du financement du SERFA

 

Notre projet, inscrit au PRIAC *depuis 2010, répond à tous les critères de qualité énoncés par le Ministère.

Il correspond à un modèle permettant de contourner le blocage représenté par la pénurie de formations des professionnels français point souligné par le plan autisme et par tous les intervenants.

Pour obtenir le financement du SERFA, Autisme 87 va saisir dans les plus brefs délais,

  • Le Préfet de Région
  • Le Directeur de l’ARS
  • Les Elus du département
  • Le Président du Conseil Régional
  • La Présidente du Conseil Général
  • Le Président du Conseil Economique et Social Régional

En effet les familles d’Autisme 87 sont scandalisées par le fait que des fonds nationaux soient récemment affectés, à Limoges, au secteur psychiatrique de pratique principalement psychanalytique alors qu’aucune aide n’a été apportée pour leur service d’urgence transitoire permettant de répondre aux troubles graves du comportement.

Elles vont les solliciter solennellement pour qu’ils agissent au niveau National afin d’obtenir le déblocage du financement destiné au SERFA.

*PRIAC : Programme interdépartemental d’accompagnement des handicaps et de la perte d’autonomie)

Autisme en Limousin
0555050768
autismelimousin@laposte.net

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