Code de Lisbonne

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Code Européen de Déontologie Professionnelle des Relations Publiques dit

“ Code de Lisbonne ”

officiellement adopté à l’Assemblée Générale de Lisbonne le 16 avril 1978. Modifié à l’Assemblée Générale de Lisbonne le 13 mai 1989.

Chapitre 1

Critères et normes de qualifications professionnelles des personnes liées par le Code.

Art. 1 – Est considéré comme professionnel de relations publiques aux termes du présent Code – et lié d’office par lui- tout membre de (association nationale) admis par elle comme tel conformément à ses critères ou à ceux établis soit par la loi soit par des réglementations officielles nationales.

Chapitre 2

Obligations professionnelles générales

Art. 2 – Dans la pratique de sa profession, le professionnel des relations publiques s’engage à respecter les principes énoncés dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et en particulier la liberté d’expression et la liberté de la presse qui concrétisent le droit de chacun à l’information.

Il s’engage également à agir conformément à l’intérêt général et à ne porter atteinte ni à la dignité ni à l’intégrité de l’individu.

Art .3 – Dans son comportement professionnel, le professionnel de relations publiques doit faire preuve d’honnêteté, de probité intellectuelle et de loyauté. Il s’engage notamment à bannir tous commentaires et informations qui, à sa connaissance ou appréciation, sont mensongers ou trompeurs. Dans cet esprit, il doit veiller à éviter l’usage, même accidentel, de pratiques ou de moyens incompatibles avec le présent Code.

Art. 4 – Les actions de relations publiques doivent s’exercer au grand jour, elles doivent être aisément identifiables, porter une mention claire d’origine et éviter d’induire les tiers en erreur.

Art. 5 – Dans ses relations avec d’autres professionnels et d’autres branches de la communication sociale, le professionnel de relations publiques doit respecter les règles et usages professionnels propres à chacune d‟entre elles, dans la mesure où ceux-ci ne sont pas incompatibles avec l’éthique de sa profession.

Le praticien de relations publiques doit respecter le Code National et les lois en vigueur dans tout pays où il peut être amené à exercer sa profession. Il veille à l’existence de discrétion dans la recherche de publicité personnelle.

Chapitre 3

Obligations professionnelles spécifiques

 Vis-à-vis des mandants

 Art. 6 – Sauf accord formel des mandants concernés, il est interdit au professionnel des relations publiques de représenter des intérêts contradictoires ou concurrents.

Art. 7 – Dans la pratique de sa profession, le professionnel de relations publiques est tenu à la plus stricte discrétion. Il doit respecter scrupuleusement le secret professionnel et s’abstenir en particulier de révéler toute information confidentielle qu’il détiendrait de ses clients ou employeurs, passés, présents ou potentiels, ou d’en faire usage sans en avoir obtenu expressément l’autorisation.

Art. 8 – Le professionnel de relations publiques qui détiendrait des intérêts qui pourraient entrer en conflit avec ceux de son client ou employeur doit les révéler aussitôt que possible.

Art. 9 – Le professionnel de relations publiques s’interdit de recommander à ses clients ou employeurs les services d’une affaire ou organisation dans laquelle il détiendrait des intérêts financiers, commerciaux ou autres sans avoir révélé au préalable l’existence de tels intérêts.

Art. 10 – Il est interdit au professionnel de relations publiques de conclure avec un client ou employeur un contrat avec garantie de résultats quantifiés.

Art. 11 – Pour ses services, le professionnel de relations publiques ne peut accepter de rémunérations que sous la forme de salaire ou d’honoraires ; il lui est interdit d’accepter tous paiements ou autres compensations matérielles, qui seraient automatiquement liés à des résultats professionnels quantitatifs.

Art. 12 – Il est en outre interdit au professionnel de relations publiques d’accepter, pour ses services à un client ou à un employeur, sauf avec l’accord de ceux-ci, des rémunérations provenant de tiers, tels que pourcentages, commissions ou prestations en nature.

Art. 13 – Lorsque l’exécution d’un mandat est susceptible d’entraîner des manquements professionnels graves et d’impliquer une conduite contraire aux principes de ce Code, le professionnel de relations publiques doit veiller à en aviser immédiatement son mandant et mettre tout en œuvre pour obtenir de ce dernier qu’il respecte les règles déontologiques de la profession. Si le mandant persiste dans ses intentions, le professionnel doit toujours observer le Code, sans égard aux conséquences pour lui-même.

Vis-à-vis de l’opinion publique et des organes d’information

Art. 14 – L’esprit de ce Code et les règles qui précèdent, notamment les articles 2, 3, 4 et 5 impliquent de la part du professionnel de relations publiques le souci constant du droit à l’information du devoir d’informer, dans les limites du secret professionnel, et le respect des droits de l’indépendance des organes d’information.

Art. 15 – Toute tentative visant à tromper l’opinion publique ou ses représentants est proscrite. Les informations doivent être fournies gratuitement sans aucune contrepartie clandestine pour leur usage ou publication.

Art. 16 – S’il apparaît nécessaire de garder l’initiative et le contrôle de la diffusion d’une information conforme aux spécifications du présent Code, le professionnel de relations publiques peut recourir à l’achat d’espace ou de temps en se conformant aux règles, pratiques et usages en cette matière.

Vis-à-vis des confrères

Art. 17 – Le professionnel de relations publiques s’interdit toute concurrence déloyale vis-à-vis de ses confrères ; il doit également s’abstenir de tout acte ou de toute parole qui tendrait à déprécier la réputation ou les prestations d’un confrère, soumis en cela au prescrit de l’article 19b de ce code.

Vis-à-vis de la profession

 Art. 18 – Le professionnel de relations publiques doit s’abstenir de toute pratique pouvant porter préjudice à la réputation de sa profession.

Il s’interdit en particulier de porter atteinte, par des attaques déloyales ou par la violation de ses statuts et de ses règlements d’ordre intérieur, à l’existence même, au bon fonctionnement et au bon renom de l’association à laquelle il adhère.

Art. 19 – La préservation de l’image de la profession étant de la responsabilité de chacun, le professionnel de relations publiques a le devoir moral non seulement de respecter lui-même le présent Code mais encore :

a) de participer personnellement à sa diffusion et à sa bonne connaissance et interprétation ;

 b) de signaler aux autorités disciplinaires compétentes les violations effectives ou suspectées dont il aurait connaissance.

c) de contribuer dans la mesure de ses moyens à l’exécution des sentences ainsi qu’à l’application effective des sanctions prononcées ou décidées par les dites autorités.

Code d’Athènes

Déontologie6

Code d’Ethique Internationale des Relations Publiques adopté par l’Assemblée Générale du Centre Européen des Relations Publiques le 11 mai 1965 à Athènes

CONSIDERANT que tous les pays membres de l’Organisation des Nations Unies ont accepté de respecter sa Charte proclamant “ sa foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine… ” et que, de ce fait, comme par la nature même de leur profession, les praticiens des relations publiques de ces pays doivent s’engager à connaître et à respecter les principes contenus dans cette Charte ;

CONSIDERANT que l’homme, à côté de ses “ Droits ”, a des besoins qui ne sont pas seulement d’ordre physique ou matériel mais aussi d’ordre intellectuel, moral et social et que l’homme peut réellement jouir de ses droits dans la mesure où ces besoins –dans ce qu’ils ont d’essentiel sont satisfaits ;

CONSIDERANT que les praticiens des relations publiques peuvent, dans l’exercice de leur profession, suivant la façon dont ils l’exercent, contribuer largement à satisfaire ces besoins intellectuels, moraux et sociaux des hommes.

CONSIDERANT enfin que l’utilisation de techniques qui permettent d’entrer simultanément en contact avec des millions d’individus, donne aux praticiens des relations publiques un pouvoir qu’il est nécessaire de limiter par le respect d’une stricte morale ;

Pour toutes ces raisons, les Associations de relations publiques soussignées déclarent : qu’elles se donnent pour Charte morale les principes du Code d’Ethique ci-après et que toute violation de ce Code, par l’un de ses Membres dans l’exercice de sa profession, dont les preuves pourraient être produites devant le Conseil, seraient considérée comme une faute grave entraînant une sanction adéquate.

En conséquence, tout Membre de ces Associations :

Doit s’efforcer
1° de contribuer à la réalisation de ces conditions morales et culturelles qui permettent à l’homme de s’épanouir et de jouir des droits imprescriptibles qui lui sont reconnus par la “ Déclaration universelle des Droits de l’Homme ” ;

2° de créer les structures et les canaux de communication qui, en favorisant la libre circulation des informations essentielles, permettront à chaque membre du groupe de se sentir informé, concerné, responsable et solidaire ;

3° de se comporter en toutes occasions et en toutes circonstances de façon à mériter et à obtenir la confiance de ceux avec lesquels il se trouve en contact ;

4° de tenir compte que, du fait du caractère public de sa profession, son comportement, même privé, aura une répercussion sur les jugements portés sur la profession dans son ensemble,

Doit s’engager

5° à respecter, dans l’exercice de sa profession, les principes et les règles de morale de la “ Déclaration universelle des Droits de l’Homme ” ;

6° à respecter et à sauvegarder la dignité de la personne humaine et à reconnaître à chaque individu le droit de former lui-même son propre jugement ;

7° à créer les conditions morales, psychologiques, intellectuelles du vrai dialogue, à reconnaître le droit aux parties en présence d’exposer leur cas et d’exprimer leur point de vue ;

8° à agir, en toute circonstance, de façon à tenir compte des intérêts respectifs des parties en présence : ceux de l’organisation qui utilise ses services, comme ceux des publics concernés ;

9° à respecter ses promesses, ses engagements, qui doivent toujours être formulés dans des termes qui ne prêtent à aucune confusion et à agir honnêtement et loyalement en toutes occasions afin de maintenir la confiance de ses clients ou employeurs, présents ou passés, et de l’ensemble des publics concernés par ses actions ;

Doit s’interdire

10° de subordonner la vérité à d’autres impératifs ;

11° de diffuser des informations qui ne reposeraient pas sur des faits contrôlés et contrôlables ;

12° de prêter son concours à toute entreprise ou à toute action qui porterait atteinte à la morale, à l’honnêteté ou à la dignité et à l’intégrité de la personne humaine ;

13° d’utiliser toute méthode, tous moyens, toute technique de manipulation en vue de créer des motivations inconscientes qui, en privant l’individu de son libre arbitre, ne l’obligeraient plus à répondre de ses actes.