Lire à Limoges by Stéphane

Lire à Limoges va entrouvrir ses pages. Des auteurs viendront y glisser leurs mots. D’autres, leurs silences. De ceux qui résonnent, déraisonnent et donnent du sens à ce qui n’est pas encore écrit.

Écrire, c’est user d’une arme aiguisée, c’est un cri et un combat, un simulacre de crime parfait adouci au velours de l’encre, c’est l’éternel triomphe de l’esprit sur la force brute, l’insaisissable flèche des polémistes, des pamphlétaires, des éditorialistes. Et le venin des lâches, qui sont parfois les mêmes. Ceux qui observent et qui expliquent, au microscope de leurs hauteurs de vues, le monde comme il va, comme il ne va pas et comme il devrait aller, les engagés de l’arrière, aux barricades de papier, les avant-gardes de la prise de risque – parce qu’écrire, c’est risqué : et c’est au fil de la plume qu’une réputation se fait ou se défait. D’apparences et d’illusions brodé, écrire, c’est l’art paresseux de ceux qui se couchent tard, cette obsession textuelle de l’avoir, du grand fracas des verres d’une soirée VIP, le verbatim à la mode, le froissement de l’ego, des robes et des pages.

Zéro de conduite

Le courage d’écrire et d’agir de concert ne court plus guère les rues depuis que les utopies sont passées de mode, délavées, rétrécies : roulez, tambours d’un romantisme sans fifre, sans panache et sans nostalgie ! Écrire, c’est être réaliste. Et fi de la part de rêve et du grain de folie. Et pourtant, s’il est vrai que rien n’est jamais écrit, l’espérance nous est permise, à condition de la prendre sans attendre quelque permission. Contre la tiédeur emportée et la rage polie, signons une charte de mauvaise conduite. Zéro pointé à l’infini. Laissons passer sous le pont de nos silences ce qui en nous demeure d’élégance, de belles nuits, de rêves en dentelles, de diaphanes blessures guéries au miel d’un mot sous la lune. Un peu de rien, un soupçon de poésie, guère plus qu’un souffle, enfantin comme l’art de se taire, pour qu’enfin, de la matière, de la chair, du tonnerre, quelque chose de vrai, émerge, jaillisse et s’impose comme une évidence : écrire, c’est exister.

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By Stéphane FÉLIX – Journaliste

Édito du 7 avril  2015Info magazineBlog des journalistes

Faites vos vœux 2015

Pas de lettre au père noël cette année (Voir billet de l’an dernier ici), j’ai reçu tout ce qu’il me faut pour bien démarrer ma nouvelle année. C’est toujours quelque chose de changer d’année. On a souvent plaisir à tourner une page pour en commencer une autre pleine d’espoir.

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Commençons par un peu d’histoire, Si l’usage des étrennes nous vient des Romains (les premiers qui aient sacrifié à la déesse Strenna), celui des cartes de vœux agrémentées de quelques mots de politesse ou vierges de toute mention, et envoyées aux personnes avec qui l’on a eu commerce d’amitié ou d’affaires pendant l’année, vient de l’Extrême-Orient et prend ses marques en France au début du XVIIIe siècle

Les Célestiaux se servaient bien avant nous de ces cartes autrefois dénommées cartes de visite ; seulement, chez eux, les cartes étaient de grandes feuilles de papier de riz, dont la dimension augmentait ou baissait suivant l’importance du destinataire et au milieu desquelles, avec des encres de plusieurs nuances, on écrivait les noms, prénoms et qualités de l’envoyeur. Il paraît que, quand la carte était à l’adresse d’un mandarin de 1ère classe, elle avait la dimension d’un de nos devants de cheminée !
L’usage des cartes de visite du Nouvel An est apparu assez tard chez nous. Jusqu’au XVIIe siècle, les visites se rendaient toujours en personne.
Aujourd’hui, les temps ont changé, les traditions ont évolué, on ne se rencontre plus, on ne s’envoie plus de cartes, un mail ou un sms suffit, le mieux est encore quand on est capable de décrocher son téléphone… Oublier ces traditions, c’est oublier les moments chaleureux de rencontres et de partages, indispensables à l’humanité.

L’essentiel est d’y croire, n’est-il pas?

tumblr_mgsnzoddTd1rv2xr7o1_500La vie file à une folle allure et je suis toujours surprise de ne pas avoir le temps de faire ce que j’ai envie de faire (humm très redondant, mon défaut de cette fin d’année et voilà que je recommence en 2015, tant pis n’en déplaise ! ) dans une seule journée.
2014 a été pour moi l’occasion de m’arrêter un peu, et de me demander où je me trouve… Établir un bilan est un moment des plus difficiles. Et plus le temps s’écoule et plus la tâche est complexe.
Est-ce que je contribue à combattre les idées reçues, les opinions et surtout les fausses, les croyances ? Est-ce que je contribue à un monde meilleur en semant ma petite graine ? Est-ce que les humains sont foncièrement bons ou méchants, voire les deux en même temps ? Autant de questions qui prennent à présent beaucoup de place dans l’ordre de mes préoccupations.
Là où j’ai plus de certitudes, c’est pour ce qui concerne mon parcours personnel. J’ai fait d’importantes découvertes cette année, rencontré de belles personnes qui ont précisé certaines de mes intuitions.
Ceci étant fait, *place à l’action en 2015

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Vers une reconstruction…

Pour ma part, l’année 2015 s’annonce comme un nouveau tournant dans mon parcours avec un accent qui sera mis sur l’accompagnement individuel et collectif en entreprise aussi bien grâce au coaching que par la sensibilisation ou la formation interne des salariés sur des sujets de relations presse, les outils de communication vers les médias, et bien d’autres thèmes. Je souhaite pouvoir, à travers ces formations, poursuivre mon travail d’appui des services de communication, accompagner les petites et moyennes entreprises pour apporter des solutions concrètes et efficaces. La conjoncture de 2014 est le terrain de beaucoup de reconstruction en 2015, de grands chantiers nous attendent.

Que pourrait-on se souhaiter, sinon le meilleur, à la mesure des désirs de chacun et de la volonté d’en réaliser quelques-uns?
Que cette année vous permette de vous accomplir davantage, de faire d’heureuses découvertes toujours plus nombreuses, de profiter de vos proches et que vous gardiez la santé !
MONSIEUR BREL, « le grand Jacques » ne m’en voudra pas de lui emprunter ce beau texte pour vous souhaiter à tous d’avoir toujours : « des rêves à n’en plus finir …………. »

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Bonne et heureuse année 2015 !
Marie-Laure