Un journaliste du côté de chez Proust

Je vous avais promis un billet sur le développement durable, mais il vous faudra attendre encore un p’tit peu.

En revanche, j’ai depuis longtemps très envie de mettre en lumière des acteurs locaux de ma ville, ceux qu’on croise de temps à autre dans les rues de Limoges, ceux dont le nom s’affiche dans nos  médias locaux, ceux qui s’engagent, les commerçants,  les lieux sympas où j’aime flâner. Bref, mes coups de cœur locaux . Mais sans toutefois que ce blog devienne une plateforme publicitaire, je l’ai assez répété, pub et relations presse ne sont pas compatibles. C’est avant tout l’idée de partager et d’échanger qui est au cœur de ce billet.

Comme je l’explique ici, il y a plein de raisons de vivre à Limoges, mais la meilleure d’entre toutes,  c’est quand même les personnes sympas qui y vivent :

Mon premier coup de cœur va pour un journaliste (On s’refait pas, attachée de presse un jour, attachée de presse toujours).

Dominique PAPON a accepté de jouer le jeu du questionnaire de Proust. L’idée étant qu’il a dû d’une part, répondre à mes questions, mais  « l’attachiante » que je suis lui a demandé de le transmettre ensuite à quelqu’un de Limoges et ainsi de suite. Vous suivez le truc ? Allez on y va.

 

Dominique,  58 ans,  journaliste.

Limougeaud ? : Oui,  limougeaud depuis toujours.

Pourquoi aimes-tu ta ville ? Parce que c’est la mienne et que lorsqu’on la connaît on ne veut plus la quitter. Elle est très supérieure à sa réputation.

Quel est le petit geste que tu fais pour l’environnement  ? (ça c’est mon coté écolo) Nous avons installé un puit canadien et supprimé le plastique, notamment les bouteilles d’eau, de notre vie quotidienne.

Où peut-on te croiser dans Limoges : Place de la Motte. Rue Othon Peconnet. (J’adore le nom de cette rue, celui d’un limougeaud, député de la Charente dans les années 1870 je crois)

Pourquoi as-tu accepté de répondre à mon questionnaire de Proust ? J’ai accepté de répondre au  questionnaire pour ne pas laisser Thierry Miguel être le premier à le faire…

Ma vertu préférée : l’oubli

Le principal trait de mon caractère : l’impatience

La qualité que je préfère chez les hommes : la discrétion

La qualité que je préfère chez les femmes : la discrétion

Mon principal défaut : l’impatience

Ma principale qualité : l’impatience donc l’organisation 

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : la fidélité 

Mon occupation préférée : lire

Mon rêve de bonheur : vivre dans une bibliothèque 

Quel serait mon plus grand malheur ? Ne pas lire 

A part moi -même qui voudrais-je être ? Comment le savoir? 

Où aimerais-je vivre ? En Limousin. 

La couleur que je préfère : le noir.

La fleur que j’aime : l’hellebore, la renoncule.

L’oiseau que je préfère : le pivert parce qu’il travaille avec sa tête. (ok là… heu comment dire…  je me tais…. )

Mes auteurs favoris : Alexandre Dumas, Raymond Chandler, Marguerite Yourcenar

Mes poètes préférés : Char, Jaccotet, Clancier

Mes héros dans la fiction : Monte-Christo, Robinson Crusoe

Mes héroïnes favorites dans la fiction : Gamora, furiosa, Ripley

Mes compositeurs préférés : Graham Nash, Bruce Springsteen.

Mes peintres préférés : Bacon, Courbet, Hopper

Mes héros dans la vie réelle : Gorbatchev, Daniel Cordier, et tant d’autres

Mes héroïnes préférées dans la vie réelle :  ma femme, Emma Goldman, Louise Michel

Mes héros dans l’histoire : Cincinnatus, spartacus 

Ma nourriture et boisson préférée : les cèpes, les châtaignes, les pommes de terre

Ce que je déteste par-dessus tout : je ne déteste rien ni personne hormis la lâcheté et les endives cuites.

Le personnage historique que je n’aime pas : tout ceux qui trahissent les  idéaux qu’ils prétendaient défendre. Napoleon, Lénine etc

Les faits historiques que je méprise le plus : il est difficile de mépriser l’histoire car elle s’impose à nous quelque soit le regard que nous pouvons porter sur elle.

Le fait militaire que j’estime le plus : Valmy

La réforme que j’estime le plus : l’abolition de la peine de mort

Le don de la nature que je voudrais avoir : l’intelligence

Comment j’aimerais mourir : en toute conscience

L’état présent de mon esprit : concentré

La faute qui m’inspire le plus d’indulgence : il me semble qu’elles m’inspirent toutes de l’indulgence puisque je suis susceptible de toutes les commettre…

Ma devise : Liberté, Égalité, Fraternité.

 

Merci Dominique, je vais pouvoir approfondir sur quelques références sympas.

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Des bafouilles sans chichi

3 ans que je  n’ai pas publié ici.. 3 ans c’est long et si court à la fois. Pourtant, plein de choses se sont passées.

Je ferais l’impasse sur mon choix d’arrêter mon activité d’attachée de presse, de ma reconversion dans le milieu social, 3 ans d’une intense réflexion qui n’en finit pas.

Ex business woman  en transition professionnelle après une reconversion et un beau diplôme tout beau, tous frais. « On ne dit pas chômage, ça fait moche et inactif, on dit transition professionnelle, ça fait chic et dynamique » citation tirée du livre « Journal d’une quadra DRH au chômage » de Soizic Navalo.

Après mes innombrables déplacements entre Paris et Marseille en passant par Orléans, Dreux et j’en passe, me voilà sédentaire à Limoges, département de la Haute-Vienne située dans le Limousin dont je suis fan, et si vous ne situez toujours pas, regardez wikipédia ici)

Bref , avant de faire un bon coup de ménage sur ce blog et de réfléchir aux évolutions à lui apporter (tant sur la forme que sur le fond) je vais vous partager une petite bafouille pour reprendre ce blog.

Il y a quelques jours à la découverte de certains blogs, je me suis rendu compte que le mien était très, voir trop sérieux… (pour ne pas dire ennuyeux..) Et j’ai décidé d’y remédier afin qu’il me ressemble un peu plus. Nouvelle vie, nouveau blog !

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de ma vision de parisienne « sédentaire »  à Limoges. Inutile d’insister, la réponse sera toujours la même. Que l’on vienne de Boisseuil, de Couzeix, de Panazol, toutes ces petites communes qui gravitent autour de Limoges et qui appartiennent à l’agglomération, sont toutes, à « à peine dix minutes ». Pas dix petites minutes, ou dix grosses minutes comme pourraient le dire par exemple les gens du Nord, non, juste à peine dix minutes. On ne sait pas si on calcule de porte à porte ou si on calcule à partir des panneaux d’entrée ou de sortie de villes. On ne sait pas davantage si on calcule en fonction du moyen de locomotion, taxi, vélo, voiture, a pieds, ni d’ailleurs en fonction des heures de pointe ou des heures creuses. Ce qu’on sait en revanche, c’est que c’est à 10 mn.

Je ne vous parlerais pas du pain au chocolat transformé en chocolatine en moins de deux, ni même du sac plastique devenu une poche (Je ne voudrais pas faire débat).

Non, je vais vous parler, d’adaptation.

Vivre en province, (On ne dit pas province, c’est péjoratif, mais en région, c’est plus chic) en région, c’est comme l’apprentissage d’une langue étrangère qu’on aurait l’impression d’avoir entendue toute sa vie. Il y a des mots comme ça, qu’on n’aurait jamais pensé  utiliser dans certains contextes et qu’on finit par adopter. « Être sec » par exemple. Ça ne veut pas dire être fauché, ou ne pas être mouillé. Ça veut dire être alccolisé. Si si, être saoul,  méchamment éméché, proche du comas éthylique.. Perso, j’dis pompette, j’trouve ça plus chouette.

Un brin nostalgique depuis 3 ans que je suis sédentaire à Limoges me direz-vous, mais il n’y a pas que la façon de dire les choses qui diffèrent quand on passe le périphérique, il y a aussi les choses elles-mêmes, car désormais, presque sans avoir de spasme dans les épaules, je commande ma chocolatine dans une poche.

Parisienne dans l’âme, Limousine de cœur, j’apprécie cependant la distance et grâce à mon métier j’adorais revenir régulièrement avec bonheur à Paris, goûtant au plaisir de retrouver des lieux familiers (Notamment les bouquinistes, le passage St André …ahhhhh….), mes amis, les wagons de métro, quelques magasins, mais il m’arrivait de jubiler à l’idée de remonter dans mon train le soir venu, de retrouver ma verte campagne, pleine de bruits formidables, laissant apprécier le son du vent dans les herbes.

10 bonnes raisons de vivre à Limoges.

1- Tu ne te ruines pas en loyer (A Paris, avec 700€ de loyer, tu peux espérer avoir un micro-studio en sous pentes (et t’iras dans les toilettes partagées sur le palier). Pour le même prix à Limoges, tu peux avoir un spacieux T3 dans un quartier cool, voir un petit jardin.

2- C’est une ville à taille humaine, pas besoin d’une heure et quart  de transport pour rejoindre les copains.

3- Le café est au prix d’un café, soit 1€50, pas au prix d’une flûte de champagne !

4- Ton ado peut rentrer en métro  trolley, seule, le soir sans risque.

5- Tu peux te rendre régulièrement aux apéros géants organisés par la mairie aux apéros intimistes organisés chez les copains.

6- Quand tu sors en ville, tu croises au moins 5 personnes que tu connais, pour certains tu ne te rappelles plus de leur prénom, mais tu leur « claques » la bise !

7- Si tu perds ton boulot, tu ne te sentiras pas tout seul  (Les copains sont à côté)

Avec un taux de chômage qui frôle les 10%, un abonnement longue durée au Pôle Emploi, n’est pas à exclure. Mais pas de panique, vu que ce fléau touche un grand nombre de personnes, vous ne vous retrouverez pas tout seul. Là où à Paris, perdre son boulot peut vous isoler socialement, à Limoges, vous trouverez plein d’amis pour vous accompagner, pour prendre l’apéro en terrasse dès 18h en attendant le coup de fil très hypothétique d’un employeur.

8- Tu ne dépenseras pas trop d’argent dans ton look, le port de « la tong » est même autorisée en ville durant l’été.

9- Les transports en commun sont super cool, certes, il n’y a pas de métro à Limoges, mais le trolley suffit amplement, pour peu qu’on ne s’éloigne pas trop du centre-ville. D’autant plus, que l’agglo  nous a doté de VLim, bicyclette électrique ou non, ultra discrète de couleur mandarine (Exit le pass abonnement,  la carte à activer, et la borne de restitution. Quand tu prends un Vlim à Limoges, tu le gardes et tu le range chez toi). Je vous parlerais surement des pistes cyclables à l’occasion, un grand sujet.

10- Exit la pollution, tu peux tranquillement adopter un style bobo-écolo sans te faire remarquer.

Et sinon, vous avez 50 raisons d’aimer Paris ici

Post scriptum : ce billet est à manipuler avec humour et au 36 000ème degré

Post post scriptum : Qui dit vert dit environnement et qui dit nouveau job dit social, donc le prochain billet sera sur le développement durable.

Bonus – cadeau en attendant  : http://e-graine.org/calculer_son_empreinte/